Quand mes équipes ont commencé à grandir, j’ai eu l’impression de ne plus pouvoir gérer les attentes des gens autour de moi. On avait besoin que je les conseille, que je les suive, que je réponde aux mails… Je me suis senti submergé par tout ce qu’on attendait de moi. Et j’ai eu le sentiment d’être en plein échec parce que je ne pouvais plus gérer. 

La règle des 12 disciples

Pendant cette phase inconfortable de ma vie d’entrepreneur et de leader, c’est la règle des 12 Disciples qui m’a aidé à retrouver pied.

Le concept ? Quand notre cercle relationnel proche s’étend à plus de 12 personnes, ça devient compliqué d’être constant. C’est ingérable d’échanger de manière régulière avec plus de 12 personnes de son environnement proche. 

Alors le but est de limiter notre cercle proche à 12 personnes bien définies mais pas définitives. Il ne s’agit pas d’un cercle privé. Je dirais plutôt que c’est un cercle de relation avec les gens que je dois appeler, tenir informés, et avec qui rester en relation proche pour avancer dans mes projets. 

Pour tenir cette règle, deux choses à prendre en compte

  • Définissez bien les personnes qui intègrent le cercle des 12. Dans ces 12, on peut compter notre conjoint, nos amis, et nos collaborateurs proches, par exemple. 
  • Commencez à déléguer. En donnant des responsabilités aux gens, ils pourront avancer sans que vous soyez derrière.

Cette règle qui apporte l’équilibre

C’est une bonne règle, parce qu’au delà de ce nombre, on veut être au contrôle de tout, on s’épuise soi-même, on stresse. Le résultat, c’est qu’on se met à être mauvais et à frustrer nos équipes parce qu’on n’est pas capable de répondre à leurs attentes. 

Il n’y a rien de pire qu’un ami ou un collaborateur avec qui on n’arrive pas à entretenir le lien, et qui nous laisse dans le flou. 

Dans mon bureau, j’ai imprimé les photos des personnes avec qui je collabore

Il y a le cercle large : employés, amis, collaborateurs, partenaires. 

Et il y a le cercle des 12 du moment. Ça me permet de garder en tête l’importance d’être proactif dans la relation avec eux. 

Ces 12 ne sont pas fixes. Certaines personnes vont être importantes pendant un projet de six mois par exemple, puis d’autres le seront plus tard. C’est comme un jeu de chaise musicale. 

Cette règle m’a apporté énormément de liberté d’esprit. Elle m’a permis de me dire : “David, ne t’engage pas avec trop de personnes sur des projets. Tu vas être limité, humainement parlant, à un moment. Réduis ton cercle proche à 12 personnes.”

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