Je suis tellement reconnaissant d’avoir comme mentor mon père, qui avec les années m’a challengé à être un homme de terrain avant d’être un homme d’idées. Tout me pousse à prendre plus de responsabilités, avoir plus d’influence, rencontrer des gens toujours plus hauts placés et ne pas avoir les pieds sur terre.

Voici mes 5 trucs pour rester simple :

1 – Famille first

Je crois que plus on réussit, plus on prend de responsabilités, moins on a de temps, et moins on a de gens capables de nous remettre à notre place. Mettre sa famille en priorité, c’est être sûr d’avoir un regard objectif sur sa vie, de revenir aux choses simples. Quand je suis avec mes garçons Adelin et Roman, tout devient simple. Pour eux, je suis David papa, et non David qui doit trouver une stratégie de comm pour demain ! Être en famille, c’est faire des activités simples qui nous poussent à être humble : faire la vaisselle, mettre la table, sortir la poubelle, réparer la voiture (même si on fait trainer ça longtemps…!)

2 – Ne jamais oublier pour qui on fait les choses

A quoi bon vouloir changer le monde, si on ne connait plus le monde qui nous entoure ? Plus je fais des projets d’envergure, plus je participe à des réunions, moins j’ai de temps pour rencontrer mes voisins, amis… Du coup je crée des stratégies, mais elles sont déconnectées de la réalité ! On peut avoir les meilleures idées, mais à quoi servent-elles, si rien ne change sur le terrain ? J’aime penser qu’au final, ce qui va faire la différence c’est quand Bruno va parler avec son ami Francis de ce qui l’aide dans son quotidien. Peu importe le niveau de Bruno !

3 – Poser des questions

Je suis un grand poseur de questions. J’aime poser la question : tu en as pensé quoi ? Mais je me ne contente pas de la réponse : « C’était super ! » Je veux savoir ce qui n’a pas plu à mon interlocuteur. Créer la possibilité d’exprimer ce qui ne va pas nous aide à ne jamais oublier qu’on n’a pas toujours les meilleures idées et qu’on aurait pu faire mieux. Parfois ça humilie, mais ça fait du bien ! La question la plus difficile à poser à ses proches : « A ma place, tu ferais quoi différemment ? »

4 – Dieu résiste aux orgueilleux mais il s’approche des humbles

Ne jamais oublier que Dieu nous résistera si nous oublions qui nous sommes, c’est-à-dire des gens qui ont le privilège d’avoir la faveur de Dieu. Avant tout, je veux Dieu de mon côté, je ne veux pas qu’il me résiste !

5 – Local avec global

Le slogan de mon église c’est : « Un investissement local pour un impact global », ce qui donne le mot « Glocal » (merci Eric Celerier de m’avoir appris ce mot !)

Autrement dit, plus je porterai du fruit localement, plus je serai en mesure d’en porter à grande échelle. Je pense que mettre de côté son investissement local c’est se couper du carburant, car c’est le local qui nous aide à évoluer et grandir. Le local c’est simple, direct. On est confronté aux autres, on s’aiguise, on apprend la patience, on apprend à se laisser reprendre, à travailler avec toutes sortes de personne, et à mettre les mains dans le cambouis !