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t si la stratégie ne servait à rien du tout dans l’évangélisation (ce mot barbare et prosélyte !) ? Vous l’aurez compris, j’utilise volontairement des termes forts dans cet article. Cela reflète l’intensité de ma réflexion actuelle. Plus nous sommes stratégiques dans les relations, plus nous sommes prévisibles, perçus comme manipulateurs et donc repoussants.

Dernièrement, ma femme a vécu une situation qui m’a ouvert les yeux. Une personne a commencé à s’intéresser à son projet de blog collaboratif (qui au passage cartonne à fond, allez faire un tour sur http://fabuleusesaufoyer.com/). Cette personne lui a ensuite posé des questions sur sa vie personnelle, ses aspirations, pour au final essayer de la recruter pour son business. Mon coté commercial avait vu le truc venir à des kilomètres et j’ai pris conscience de la déception de ma femme procurée par trop de stratégie, elle n’avait pas vu venir la personne, elle pensait que c’était une discussion sincère et ouverte.
J’ai l’impression qu’en voulant être stratégique dans nos relations à tout prix, on ne vit plus l’instant présent. On cherche la finalité sans savoir profiter du moment, peu importe la suite des événements. Comme si en tant que chrétien, on était tellement absorbé par la volonté de partager nos découvertes qu’on en devenait prévisible et ennuyant. Comme si tout avait un arrière goût bizarre, voire amer, pour notre entourage.

Je me demande si le focus ne doit pas revenir à vivre notre vie à fond, profiter, vivre si fort que cela devient contagieux… On veut suivre une personne qui donne envie. Quelqu’un qui souhaite à tout prix nous recruter, et qui pour cela utilise l’amitié, c’est repoussant.

Quand quelque chose est bon, cela attire du monde, quand c’est pas bon ou moyen, peu de gens en veulent. La question à se poser est : est-ce que ma vie inspire et donne envie ? Si ce n’est pas le cas, alors les meilleurs stratégies ne serviront à rien, sauf à décevoir.

Vivons avec la liberté que nous avons découverte !