Je m’excuse d’avance mais cet article s’adresse aux chrétiens… J’ai grandi dans une famille Protestante, avec un papa pasteur, et aujourd’hui j’ai envie de faire un appel à la communauté chrétienne.

Je crois qu’il est temps pour une nouvelle génération de ministère d’émerger. Non pas des pasteurs, ni des évangélistes, ni des enseignants… mais des entrepreneurs.

Aujourd’hui, les entrepreneurs ont le vent en poupe : ils sont de plus en plus visible dans notre pays et ils le seront de plus en plus avec les futures générations. Celon la BNP, 47% des moins de 20 ans souhaitent entreprendre. Ils ont compris que la pseudo sécurité d’un CDI n’existe plus car on peut se faire licencier à tout moment. Alors finalement, autant créer sa boite.

Un entrepreneur c’est une personne qui avance, qui compose avec les éléments qui sont entre ses mains. Il fait avancer, trouve des financements, active les talents. Les entrepreneurs sont souvent des gens influents dans leurs villes, villages. Ils ont des contacts, sont investis dans leur communauté et sont visibles. Je crois fortement qu’il y a un appel à l’entrepranriat.

Les différents types d’entrepreneurs missionnaires :

1 – Ceux qui financent

Ceux qui ont reçu un don avec les finances et qui pourront financer des oeuvres, des projets.
Mon ami  Yoan D. fait partit de cette catégorie. Il a réussi dans le monde de l’immobilier et Dieu lui a permis de monter une fondation pour financer des projets sur des thèmes qui lui tiennent à coeur.
Lord Edmington, l’une des plus grandes fortunes d’Angleterre, à investi ses bénéfices dans l’immobilier et a permis, grâce à ses revenus mensuels, de financer 400 missionnaires dans le monde entier.

2 – Celui qui créer de l’emploi

Je me souviens d’un trajet en voiture qui a été un moment fondateur dans mon parcours d’entrepreneur. C’était avec Berin Gilfigan, fondateur de la plus grande école biblique par correspondance au monde. Il m’a dit la phrase suivante : « créer de l’emploi c’est un ministère, car tu créer de la stabilité. Tu permets à des familles de créer des projets, de s’épanouir, d’avancer, de grandir. »

On peut entreprendre et permettre à nos équipes de grandir en ayant un management et une culture d’entreprise. Pour donner la possibilité aux employés de s’épanouir et vivre un éveil personnel.
Diriger des équipes, c’est un véritable appel. Le prix à payer est souvent très lourd : c’est beaucoup de stress, de nuits blanches, de défis, d’incompréhension de la part de l’entourage, mais c’est un appel magnifique.

Si on écoute les infos, on comprend vite que l’un des défis principaux de notre pays, c’est le chômage… Où sont les entrepreneurs qui ne se focalisent pas sur leurs bénéfices, mais sur la croissance de leur équipe et leur montée en compétence ?

3 – Celui qui innove et qui donne des solutions

Il y a un groupe d’entrepreneurs chrétiens en Suisse, des ingénieurs de formations qui ont créé une machine capable de déminer les zones de guerres. Face à l’horreur des mines, ils ont fait preuve de créativité et su être innovants . C’est aujourd’hui une gamme de machine capable de sauver des centaines de milliers de vies.

Le digital ouvre de nombreuses possibilités de simplifier la vie des gens, de répondre à des problèmes qui semblent là depuis toujours. Il ne suffit parfois que d’une idée, d’une personne qui ne vas pas s’arrêter à la phase « c’est impossible ».

Même les idées simple peuvent être porteuses d’une grande puissance.

Je rêve par exemple de créer avec des professionnels dans le domaine, une chaîne de salon de coiffure, avec des coiffeuses formées aux coaching personnel, capable d’aider les mamans pendant les 1 à 3h de séance, de les écouter, d’encourager et de conseiller. C’est un exemple parmis tant d’autres.

L’abbé Pierre a été un grand entrepreneur avec le projet Emmaus. Face à la misère, il a réussi à créer un modèle vertueux pour faire de la ré-insertion, apporter de la valeur, financer.

Je crois qu’on a souvent voulu compartimenter les choses. D’un côté les hommes d’Eglise, et de l’autre, les autres, dont les entrepreneurs qui peuvent être perçu comme les distributeurs de billets de l’Église. On les considère comme des personnes avec un fort goût pour le risque, pour l’argent, et qui se passionnent pour les questions qui font mal.

Oser la stratégie

L’histoire du personnage de David dans la Bible m’inspire beaucoup.

Lorsqu’il va apporter de la nourriture à ses grands frères et entend Goliath défier l’armée D’Israel, il va commencer à poser des questions pour savoir qu’est ce qui va se passer à celui qui va gagner face à Goliath. La réponse est unanime : le vainqueur gagnera la main de la princesse, la fille du roi. David va réfléchir très vite : il peut passer de berger à prince en un combat ! Alors oui, il a eu une aspiration très noble, très spirituelle, de rendre honneur au nom du Dieu d’Israel qui était moqué par Goliath. Mais il a aussi eu, je le crois, un calcul stratégique.

C’est ce combat intérieur qu’il y a en chaque entrepreneur : une volonté de faire le bien, de répondre à l’appel, de faire avancer les choses dans le bon sens. Mais aussi de se réaliser, de gagner, de conquérir, et il n’y a rien de mal avec ça, tant que l’appel reste la ligne directrice. David connaissait l’appel que Samuel avait donné sur sa vie : il avait été oint pour être Roi d’Israël. Combattre Goliath et épouser la fille de Saul constituait un défi, mais c’était le premier pas à faire. David le savait.

Cela fait des années que je rencontre des dizaines d’entrepreneurs avec cette même envie : se mobiliser. Parce qu’on sait très bien qu’ensemble, nos forces ne s’additionnent pas, mais elle grandissent de manière exponentielle.

Un boeuf peux tirer une tonne, deux boeufs peuvent en tirer dix.

Je crois aussi qu’il est temps d’être plus visible, pour inspirer la future génération qui vient et qui va chercher des modèles pour entreprendre. Elle va chercher des mentors, des pères et des mères spirituels pour leur permettre de ne pas reproduire nos erreurs et accomplir encore plus que nous.

Imaginez des centaines d’entrepreneurs qui se mobilisent pour faire progresser leur monde !

SI vous êtes entrepreneurs ou vous sentez appelé à ça, n’hésitez pas à me contacter !

Si vous n’êtes pas entrepreneur, ou pas encore, je vous invite à partager cet article à des entrepreneurs de votre entourage. Je vais avoir besoin de vous pour que personne ne reste seul.