En faisant le debrief d’un Week-end Coaching pour vivre de son rêve, Alizée, mon assistante, me partageait l’histoire de l’une des participantes qui a vraiment décidé de faire de gros sacrifices pour pouvoir participer au week-end. Elle a fait des coupes dans ses loisirs, puisé dans ses économies. Ma première réaction a été de culpabiliser, je me suis senti mal qu’elle ait eu à faire ça, mais après réflexion, je me suis rappelé toutes les fois où pour vivre de mon rêve j’ai du investir, me sacrifier, ne pas être payé pendant plusieurs mois, emprunter à des amis.

Pour décoller il faut oser investir, d’ailleurs c’est une mentalité primordiale, savoir investir pour gagner ! En faisant ce choix, cette participante s’est embarquée dans l’aventure de sa vie, elle a commencé à découvrir ce que cela signifie que de se priver maintenant pour récolter plus tard.

J’aimerais vous partager les 5 profils de personnes qui risquent d’avoir beaucoup de mal à se lancer dans une aventure entrepreneuriale qui réussit !

1 – Trop de confort

Quand on est bien en place, plongé dans notre petit confort, que l’on n’est pas dans le besoin… on a beaucoup de mal à oser l’aventure. Qu’est-ce qui se passe si je perds tout ? Sacrifier mes vacances ? Mes économies ? Mes loisirs ? Est-ce que ça en vaut la peine ?

C’est bien plus dur de quitter une vie moyenne pour oser entrer dans l’inconnu que d’être au fond du trou et de ne pas avoir le choix. C’est dingue de voir que les gens qui ont réussi leur projet sont souvent passés par des situations ultra difficiles ! Pour reprendre l’expression de mon associé Thomas Ghys : « Il faut parfois toucher le fond de la piscine pour pouvoir se propulser vers le haut ».

Trop de confort tue l’esprit d’entreprise, c’est dur de quitter une situation moyenne, même excellente pour un futur incertain.

Les enjeux pour y arriver sont :

  • prendre le temps de faire grandir l’envie d’y arriver
  • décrire précisément ce que vous allez gagner en osant cette aventure
  • et ce que vous perdez si vous restez là où vous en êtes.

2 – Aveuglé

D’après le pasteur et spécialiste du leadership chrétien Bill Hybels, nous avons tous 3 angles morts.

Il s’agit d’habitudes, de traits de caractère, mentalité, réactions que nous ne voyons pas. Notre entourage le voit mais pas nous. Se lancer dans un nouveau projet, que ce soit une nouvelle association, une entreprise, un événement, un nouveau groupe, va nous demander beaucoup d’énergie mais aussi de remise en question ! Ne pas essayer de découvrir ses angles morts c’est causer des débats sans s’en rendre compte et avancer contre le vent, on se fatigue vite. Il faut beaucoup de courage pour oser regarder la vérité en face, on préfère parfois ne pas ouvrir le couvercle du tupperware de peur de découvrir ce qu’on va y trouver, du coup on le laisse moisir dans le frigo.

J’ai découvert, par exemple, que j’étais une personne qui pouvait mettre énormément de pression aux gens. J’avais l’impression d’aider les gens à avancer, de leur insuffler de l’énergie, mais en réalité ils se sentaient sous pression, obligés, pas libres d’avancer à leur rythme. Il m’a fallu plusieurs regards extérieurs pour accepter cette dure réalité.

Si vous avez envie d’avancer, osez envoyer un mail à 3 de vos amis proches ou mentors et demandez-leur quels sont vos angles morts…

3 – Trop bavard

Il y a une différence entre savoir parler de son projet, connaître la stratégie et passer à l’action.

Nous avons tous des rêves, des idées, des projets que nous aimerions lancer, mais peu oseront payer le prix et sortir de la barque. L’une des choses que j’aime le plus faire c’est de faire passer des tests de personnalité aux gens, à chaque fois je suis impressionné par la justesse des résultats et l’impact positif que cela peut avoir dans leur vie.

J’ai personnellement changé de carrière après avoir fait un test. J’ai remarqué qu’il y a 3 grandes catégories de personnes, ceux qui sont dans la réflexion, ceux qui sont dans l’action et ceux qui sont un peu des deux. Il s’avère que je suis plus dans la catégorie réflexion, si je ne fais pas attention je peux avoir plein d’idées et de stratégies mais les garder à l’état de concept. J’ai du apprendre à m’entourer des bonnes personnes qui elles sont plus dans l’action, la réalisation. Cela m’a demandé certains ajustements comme apprendre à comprendre comment fonctionne une personne qui est dans l’action, mais c’est inévitable pour avancer !

Bien souvent les gens qui sont dans la réflexion nous impressionnent par la qualité de leurs idées, stratégie, mais s’ils ne savent pas s’entourer il n’iront pas loin. Communiquer ses idées au point qu’une équipe se l’approprie et la réalise cela demande beaucoup de travail.

4 – Mauvaises priorités

La gestion des priorités est impérative ainsi que la capacité de savoir les modifier en fonction des saisons ou étapes d’un projet. Quand on avance dans son projet il faut être en mesure de s’adapter. J’aime beaucoup l’idée que ceux qui réussissent ne sont pas les plus formés, les plus forts, les plus intelligents mais tout simplement ceux qui savent s’adapter à leur contexte et aux différentes situations.

Décoller dans son projet c’est réussir à créer la bonne alchimie dans la gestion de son temps : travailler non-stop c’est voir à court terme, parfois on doit passer par là, mais ça ne doit durer qu’un temps.

Je reçois souvent des mails de gens qui me disent qu’ils sont bloqués car ils ne trouvent pas l’énergie le soir ou le week-end, ils restent scotchés à leur tv, fatigués, ou alors ils passent tout leur temps libre dans un investissement bénévole, il n’y a rien de mal à ça, mais il y a un temps pour tout. Pour faire décoller une fusée il faut 80% du carburant au début, cela veut dire qu’il faut réussir à investir toute notre force et couper ce qui pompe notre énergie sans participer à l’avancement du projet.

Certains à l’inverse vont tout donner dans le projet, ils vont décoller pour ensuite se crasher un peu plus loin. Ils n’ont pas su ajuster la cadence et revoir leurs priorités.

L’une des clés c’est de déterminer son carburant, trouver ce qui nous motive et augmenter le temps passé à faire ce type d’activité.

5 – Mal entouré 

Décoller c’est se lancer dans une nouvelle aventure et réussir à amener à l’existence une idée nouvelle. Ça demande beaucoup de croire en soi, en ses dons et son projet. Pour cela il est nécessaire d’être bien entouré de personnes qui nous soutiennent, nous encouragent même s’ils ne comprennent pas tout.

Se lancer c’est oser se mettre à nu, supporter la critique et le regard des autres, entrer dans l’arène où ceux qui n’en font pas partie se permettent de donner leur avis.

Se lancer demande tellement d’énergie que si notre entourage nous tire vers le bas nous sommes trop lestés pour décoller. Avoir un entourage qui ne nous plombe pas c’est un bon début, mais c’est encore mieux s’il nous tire vers le haut. Lors du dernier week-end coaching j’étais impressionné par les retours des participants. En plus du contenu, ce qui leur a fait le plus de bien, c’est la rencontre avec d’autres personnes qui comme elles veulent aller de l’avant, comme des petites flammes qui se rencontrent pour allumer la passion et déclencher un feu qui brûle !