Les bonnes relations sont la clé d’une longue vie selon une étude menée par Harvard.

On se fait des idées…

On suppose tout un tas de choses qui, la plupart du temps, n’existent même pas.

On pense que…

On croit que…

On suppose que…

Lorsque nos peurs et nos frustrations deviennent des projections sur les autres, on risque l’empoisonnement…

Une étude très sérieuse sur le bonheur prouve que de belles relations rendent la vie belle.

Pendant 75 ans (l’étude est toujours en cours), Harvard a suivi la vie de 724 hommes, année après année, s’enquérant de leur vie de famille, de leur santé, en les questionnant tout le long sans savoir ce qu’ils allaient devenir.

L’objet de cette étude porte sur une question essentielle, question que l’on se pose tous : qu’est-ce qui rend l’homme heureux ?

Aujourd’hui, 60 hommes sur ces 724 sont encore en vie et leurs réponses révèlent un bilan qui laisse songeur et peut-être envieux… On croit que la richesse, la célébrité ou le travail peuvent rendre heureux. Or, ces hommes ont livré un tout autre secret : tout réside dans la qualité des relations. Quand on baigne dans un climat protecteur et de confiance avec de l’amour, cela rend indéniablement heureux !

 

Plus les gens sont heureux, plus ils vivent longtemps et en bonne santé.

À l’inverse, des relations tendues, désordonnées et compliquées sont toxiques pour notre santé et raccourcissent la durée de vie, tout comme la solitude.

Oui, les relations saines et profondes sont bonnes pour notre santé et notre bien-être !

C’est peut-être le bon moment aujourd’hui pour méditer sur nos relations : familiales, de couple, amicales… comme l’a fait Mark Twain, il y a plus d’un siècle :

« On n’a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer et pas un instant de plus, pour ainsi dire, que pour ça.”

 

Supposition ou mauvaise interprétation ?

Thomas et moi, on dirige une équipe. Chacun est unique, et je crois que l’intérêt, dans la relation, se trouve justement dans nos différences, nous permettant ainsi de cultiver la complémentarité.

Mais je me suis aussi aperçu que ces différences sont parfois sources de problèmes. On a tous notre personnalité, une éducation, des principes, et aussi un vécu, un passé, une histoire. On est parfois le reflet de nos peurs, et nos peurs se projettent malheureusement sur l’autre.

Et il se produit parfois l’inévitable. Des tensions, des débuts de conflit… L’incompréhension peut conduire parfois jusqu’à des discussions désagréables qui peuvent diminuer la confiance par la suite.

Sur-interpréter n’est pas seulement interpréter de travers,
mais le faire en exagérant.” (Paul Veyne)

 

Comment le poison s’insinue…

Toute cette embrouille est due à une mauvaise interprétation ou un surdosage d’interprétation.

Les pensées montent en puissance et altèrent complètement notre discernement.

À cause de ce qu’on est, de nos (douloureuses) expériences… On suppose parfois tellement fort qu’on y croit dur comme fer ! Puis on en fait une affaire personnelle. Après, on communique du poison émotionnel par nos propos.

On fait des tas de suppositions sur les faits et gestes des autres, on interprète de travers et on déforme les propos assez facilement parce qu’on n’est pas toujours sur la même longueur d’onde, parce qu’on ne se connait pas assez non plus.

On ne se rend même pas compte que la plupart de nos suppositions naissent de nos peurs.

  • Peur de l’autre
  • Peur de vexer
  • Peur d’être rejeté
  • Peur d’être incompris
  • Peur des réactions
  • Peur des conflits

 

… Comment injecter l’anti-dote


Avec Thomas, on a créé “notre commandement” :

« Je n’ai pas de mauvaise intention, je suis bienveillant. »

Quand je me sens jugé, critiqué, alors que l’autre est bienveillant avec moi, cela change toute la donne ! Il n’y a pas de problème, en quelque sorte, c’est moi le problème. Parce que j’ai mal compris et que j’ai sur-interprété, voilà la bonne explication !

La solution à ces quiproquos maladroits et malvenus… est de travailler sur ses peurs en pensant que l’autre en face de moi n’a que de bonnes intentions à mon égard.

Quelles sont les peurs qui vous bouchent la vue ou altèrent votre compréhension ?

Les identifier vous mènera droit sur le chemin de la guérison car le pas suivant consistera à laisser tomber toutes formes de supposition.