Depuis que je vis à Bordeaux, je n’ai pas arrêté de me déplacer. Paradoxalement en déménageant ici je souhaitais pouvoir avoir une vie plus locale, plus tranquille, me concentrer sur mon blog, développer mon leadership au contact d’autres leaders incroyables de la ville de Bordeaux. C’est tout l’inverse qui est arrivé. En 3 mois, j’ai été absent presque une semaine sur deux, du jamais vu en 10 ans de carrière. Pourquoi ? La peur… 

Comme d’habitude, dès que le programme commence à devenir surchargé, je commence à perdre le sens de ce que je fais, je me sens déprimé, démotivé, et du coup je me remets en question et j’analyse. Cette fois la réponse m’a sauté au yeux, j’ai eu peur, et je me suis agité. J’ai eu peur pour l’argent, peur que la nouvelle étape soit un immense défi pour mon agence, qu’il n’y ait pas assez de contrats, que cela nous coûte trop cher et que ma décision de m’éloigner ait été la mauvaise.

C’est assez fou parce que Dieu avait, avant notre déménagement à Bordeaux, répondu à 100% des attentes que j’avais :

  • L’agence a signé des gros contrats.
  • Le livre d’Hélène a fait un carton.
  • Le week-end coaching s’est rempli en une seule journée…

… mais malgré tout ça j’ai eu peur, alors j’ai voulu reprendre la situation en mains, contrôler, faire à ma manière… résultat : je me suis épuisé.

La peur est une force incroyable, elle nous rend capable de nous surpasser, de puiser dans nos réserves, mais elle nous emmène souvent droit dans le mur !

J’ai remarqué que lorsqu’une personne cultive, consciemment ou inconsciemment, une peur précise, elle va créer un environnement propice à la réalisation de la peur, qui n’aurait pas pu se développer autrement.

Je vous partage un exemple précis, qui est arrivé à un de mes clients (on l’appelera Victor) :

Pendant un certain temps, Victor a apprécié travailler avec un leader qui lui laissait beaucoup d’espace pour la réalisation de ses idées, c’était le rêve. Puis Victor a commencé à prendre de plus en plus de place, à amener de nombreuses personnes au sein de l’organisation, qui étaient très attentives à ce qu’il faisait. La peur a commencé à prendre place dans le coeur de son leader et c’est ce qui l’a amené à lui dire un jour « Victor attention tu deviens un Absalom ! » (pour ceux qui ne connaissent pas le personnage biblique, il s’agit du fils du roi David, qui a essayé de monter sur le trône de son père).

À partir de ce moment là, plus rien n’a été pareil. De son côté Victor a pris beaucoup de recul, se concentrant sur l’activité de son entreprise. Mais depuis ce jour là, chacune de ses actions était devenue suspecte. Son leader a tenté de regagner de l’influence, avec des discussions de couloir critiquant les choix de Victor dans son dos.

Résultat ? Victor est parti car l’air devenait irrespirable. Il est parti en silence, sans faire de bruit, mais ce qui devait arriver arriva, de nombreuses personnes ont suivi (pour leurs propres raisons) mais la prophétie de la peur s’est réalisée ! Sans s’en rendre compte, son cher leader en question a poussé Victor dehors alors que son départ était justement ce qu’il redoutait le plus.

C’est ce qui arrive dans de nombreux domaines. Au volant d’une voiture, si nos yeux sont focalisés sur l’arbre, nous fonçons droit dedans. Méfiez-vous de cela, il est plus prudent de fixer les yeux sur la destination !

La peur peut s’infiltrer partout !

Dans ta relation avec tes enfants, au travail, à l’église, dans ton couple ! Si tu commences à avoir peur du divorce, inconsciemment tu vas mal interpréter certaines situations, devenir désagréable pour ton conjoint, et faire grandir cette pensée destructrice en toi !

Je vous disais que la peur est une force puissante. Le plaisir en est une autre.

Quand nous faisons les choses pour les bonnes raisons alors on se découvre une énergie de dingue, on devient capable de déplacer des montagnes. C’est étonnant mais j’ai le sentiment que l’on penche naturellement pour la peur plutôt que pour le plaisir. Pour contrer cela, il faut être intentionnel et prendre le temps de s’analyser et de regarder ce qui se cache derrière nos choix.

J’ai pris l’habitude de faire un « bilan de santé » régulier de l’état de ma vie, de mes choix, de mon état physique, émotionnel, spirituel et relationnel. Je le fais en me posant des questions, larges ou précises. Les questions ont cette capacité à réveiller notre esprit et nous connecter à ce qu’il y a de plus profond en nous… appelez ça comme vous voulez : le Saint Esprit, notre conscience, notre nature divine, le cosmos :-).

Il est temps de savoir ce que vous voulez devenir !