Si seulement j’avais…, … je me sentirai tellement mieux !

“Quand j’aurai…, … je serai bien plus heureux !”
Ces expressions reviennent souvent en boucle dans nos conversations.

Si beaucoup d’entre vous restez au stade des trois points de suspension…, d’autres, au contraire, vous jouez des pieds et des mains pour atteindre vos objectifs.

Mais lorsque vous touchez au but, ce n’est pas exactement ce que vous aviez imaginé. Alors que la déception ne cesse de grandir, un sentiment d’échec émerge : il y a erreur dans la trajectoire.

Je vous propose de faire la route ensemble vers la bonne destination, tout en étudiant de très près le parcours “vers la route du bonheur”.

1- Quand le but est atteint

“Quand j’aurai… je serai tellement plus heureux !
“Si seulement j’avais… , je me sentirai tellement mieux !”

  • Faites-vous partie de ces personnes qui, une fois leur but atteint, ont comme la sensation d’être à côté de la plaque, que pour finir, ce n’est pas aussi bien que ce qu’elles avaient imaginé ?
  • Vous rêviez d’une maison à la campagne pour améliorer votre qualité de vie, et maintenant que vous l’avez, vous regrettez presque d’avoir déménagé car vous êtes un peu déçu…
  • Votre trajet pour aller travailler s’est considérablement rallongé ; il faut vous lever plus tôt !
  • Vous et votre conjoint(e) devez faire le taxi pour amener vos enfants à leurs activités trop éloignées
  • Il n’y a pas de commerces de proximité, vous devez prévoir de remplir placards et réfrigérateur pour de plus longues durées
  • Vous passez tous vos week-ends ou presque à entretenir le jardin
  • Le chant du coq vous réveille !

Quand vous étiez en ville, toutes ces commodités entre les transports en commun, les grands magasins vous facilitaient la vie, tout était sur place. Mais côté santé, avec la pollution, le bruit, le stress, ce n’était pas terrible, rappelez-vous ! Vous enchaîniez allergie, insomnies, déprime et votre famille n’était pas au top de sa forme non plus.
Vous aviez un but : une belle maison à la campagne, pour respirer l’air pur et sain, vous balader en famille à pieds, en VTT, pour vivre dans le calme et la sérénité. Mais vous n’aviez pas pensé à tous ces paramètres !

Le bonheur est sur le chemin et ne s’atteint pas au bout du chemin.

2- De la progression vers l’ajustement

Dans un projet, qu’il soit personnel ou professionnel, toutes les phases comptent, pas seulement le but ou la destination. Il est important de garder dans notre viseur notre objectif mais il est tout aussi important de ne négliger aucune étape. Ce sont ces dernières qui nous construisent, qui nous conduisent à la croissance, à la maturité et à la connaissance.

Vous avez pris du bonheur et du plaisir, dans ce projet, à rechercher la maison idéale, la région, votre nouveau poste, et l’excitation du départ est retombée à plat. Mais souvenez-vous de toutes ces périodes grisantes qui vous ont conduit vous et votre famille dans une nouvelle vie tellement plus agréable, avouez-le.

  • Vous avez fouillé de longues heures sur votre ordinateur pour trouver la maison de vos rêves
  • Vous avez débattu avec votre époux(se) sur la configuration de la maison, sur le lieu d’habitation
  • Vous avez tout fait pour concilier tous les goûts de la famille avec le côté pratique
  • Vous avez négocié âprement avec votre employeur pour une mutation professionnelle

Gardez précieusement en mémoire ces moments…

…afin de vous rappeler de là où vous êtes parti et là où vous êtes aujourd’hui. Et célébrez votre cheminement, car il faut du courage pour mener à bien nos objectifs, des plus ordinaires aux plus fous.

Tout est question d’ajustement de votre nouveau mode de fonctionnement à votre nouvelle vie.

En effet, même si on connaît toutes les étapes du parcours et que la finalité n’est pas toujours le fruit de notre espérance, il est bon de revenir les pieds sur terre : si le meilleur existe, le parfait n’est qu’illusion. Mais ce que vous avez entrepris pour y accéder a plus de valeur que le résultat.

La vie, en elle-même, n’est-elle pas à la fois l’itinéraire et la destination ? Elle est parcourue invariablement de progressions et d’ajustements. C’est un binôme qui fonctionne bien dans un cycle infini dès lors que vous voulez avancer, cheminer vers toujours plus, toujours plus haut, toujours plus grand.

Quand ma femme Hélène a entrepris son projet avec Les Fabuleuses, il a fallu faire un grand nombre d’ajustements pour atteindre nos objectifs. Nous avons dû nous adapter, tant sur le plan professionnel que pour notre famille, notre couple. Ce que nous ne maîtrisons pas toujours dans un premier temps, ce que j’appelle le facteur déception, viendra s’aligner, plus tard, car nous finissons toujours pas apprivoiser l’inconnu et nous adapter, par conséquent.
Nous avons choisi tous les deux d’assumer cette réalité : pour progresser, il faut en permanence s’ajuster.

“Qu’importe l’issue du chemin quand seul compte le chemin parcouru.”
(David Le Breton)

Que diriez-vous d’élargir le champ de votre viseur ?
Si vous commenciez dès maintenant à embrasser à la fois l’itinéraire et la destination, pour les considérer comme aussi importants l’un que l’autre afin d’éliminer toutes traces de frustration et de déception ?